26 participants pour effectuer deux boucles, la première pour découvrir les tunnels de Sernhac, la deuxième passant par l'aqueduc du Pont du Gard.
Au total une randonnée de 18 km pour un dénivelé de 600m.
Les photos sont de Pierre Eysseric
Histoire et construction
Il a été édifié au Ier siècle de notre ère, sous les règnes de Claude ou de Néron, pour permettre à l’aqueduc de Nîmes de franchir la rivière du Gardon et d’alimenter la ville romaine de Nemausus en eau. L’aqueduc, long de 50,02 km, captait l’eau de la Fontaine d’Eure et de sources
environnantes, avec un dénivelé total de seulement 12,6 mètres, soit une pente moyenne de 24,8 cm par km, illustrant la précision remarquable des ingénieurs romains.
Caractéristiques techniques
Le Pont du Gard est un pont à trois niveaux d’arches superposées, culminant à 49 mètres de hauteur, ce qui en fait le plus haut pont-aqueduc romain Il comporte 17 arches principales et 47 arceaux, et son étage supérieur, long de 360 mètres, permettait le passage de l’eau.
L’ouvrage a été construit sans mortier, utilisant des blocs de pierre parfaitement ajustés, certains portant des repères de positionnement gravés. Sa conception allie fonction hydraulique et esthétique, avec une décroissance symétrique des arcs et une galerie supérieure régulière, offrant un
aspect aérien et monumental.
Usage et évolution
L’aqueduc a fonctionné jusqu’au début du VIe siècle, après quoi il a été partiellement transformé pour servir de pont routier au Moyen Âge. Dès le XVIe siècle, des restaurations ont été entreprises pour préserver sa structure, et un pont routier supplémentaire a été ajouté au XVIIIe siècle.
Patrimoine et reconnaissance
Le Pont du Gard est classé monument historique depuis 1840 et inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985. Il est reconnu comme un chef-d’œuvre de l’ingénierie romaine, combinant technique, art et adaptation au régime fluvial du Gardon, et figure parmi les monuments les plus emblématiques de la France et du monde antique.