Randonnée à Fontvieille – Sur les traces des moulins et des aqueducs
Ce sont 37 randonneurs de RandoFavet qui se sont retrouvés à Fontvieille, au cœur des Alpilles, pour une belle randonnée mêlant paysages provençaux, patrimoine et histoire. Sous la conduite de Jean-Pierre Peyrache pour une boucle de 14 km et +200m, soucieux de nous épargner des tirs des chasseurs en prenant quelques chemins détournés.
Au départ du village, notre circuit nous a tout d’abord conduits vers les célèbres moulins de Fontvieille, dressés sur les hauteurs au milieu des pins, des oliviers et de la garrigue. Parmi eux, le plus connu reste bien sûr celui que la tradition associe à Alphonse Daudet et à son célèbre ouvrage Les Lettres de mon moulin. Ce moulin est devenu l’un des symboles de Fontvieille et de la Provence.
Après cette évocation littéraire, notre randonnée s’est poursuivie à travers les paysages caractéristiques des Alpilles avant de rejoindre un autre témoignage remarquable du passé : les anciens aqueducs romains d’Arles.
Ces ouvrages, construits il y a près de deux mille ans, acheminaient l’eau depuis les Alpilles vers la ville antique d’Arles. Dans le secteur de Barbegal, une partie de cette eau alimentait également un exceptionnel ensemble de moulins hydrauliques, considéré comme l’un des plus importants complexes industriels de l’époque romaine.
Entre patrimoine romain, souvenirs littéraires et paysages provençaux, cette randonnée nous aura permis de découvrir sous un autre regard les environs de Fontvieille.
Une très belle sortie partagée dans la bonne humeur par nos 38 participants, avec, comme toujours, le plaisir de marcher ensemble et de découvrir les richesses de notre région.
Les moulins de Barbegal, situés près de Fontvieille, constituent l’un des ensembles hydrauliques les plus remarquables de l’Antiquité romaine.
Construits probablement au IIᵉ siècle après J.-C., ils étaient alimentés par les aqueducs qui captaient l’eau dans les Alpilles. À Barbegal, l’eau était détournée pour faire fonctionner une véritable « usine » de meunerie.
Le complexe comprenait 16 roues hydrauliques, disposées en deux rangées de huit sur la pente. L’eau descendait de bassin en bassin et actionnait successivement les roues, qui entraînaient des meules destinées à moudre le grain.
On estime que cette installation pouvait produire plusieurs tonnes de farine par jour, sans doute pour approvisionner en partie la population d’Arles, alors importante cité romaine.
Ce qui rend Barbegal exceptionnel, c’est son caractère presque industriel : il s’agit de l’un des plus anciens exemples connus de production mécanisée à grande échelle dans le monde romain. Le site témoigne du haut niveau de maîtrise des Romains dans les domaines de l’hydraulique, de l’ingénierie et de l’organisation de la production alimentaire.
Aujourd’hui, on peut encore observer les vestiges des canaux, des bassins et des structures qui accueillaient les roues.
Pour votre compte rendu de randonnée, on pourrait résumer ainsi : « Les moulins de Barbegal formaient, il y a près de 2 000 ans, une véritable usine hydraulique de 16 moulins à eau, destinée à produire de la farine grâce à la force de l’eau amenée par les aqueducs des Alpilles. »
Merci à Jean-Pierre pour cette randonnée très documentée qui nous a fait remonter dans le temps